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Expédition arctique SOI 2026 : Bilan de l’expédition

L’expédition arctique 2026 de Students On Ice (SOI) a réuni 49 jeunes et 27 éducateurs, aînés, scientifiques, artistes, dirigeants et membres d’équipage venus de partout au Canada et du monde entier pour un extraordinaire voyage de découverte, d’apprentissage et de partage.

D’Ottawa au Nunavut, en passant par le détroit de Davis, puis à travers les collectivités, les paysages et les eaux du Groenland, l’expédition s’est transformée en une véritable salle de classe vivante. Les participants ont appris de la terre et de l’océan, de la science et des savoirs autochtones, et surtout, des gens qui les ont accueillis tout au long du parcours.

L’un des principes directeurs de SOI, « la flexibilité est essentielle », a été mis en pratique presque immédiatement. La glace de mer a empêché l’expédition de suivre son itinéraire initial vers Pangnirtung; l’équipe de l’expédition a donc modifié son cap pour longer la côte de l’île de Baffin. Plutôt que de considérer cela comme un revers, les participants ont saisi l’occasion d’explorer un nouvel endroit — une première leçon d’adaptabilité, de curiosité et de leadership.

Des glaciers et des ours polaires aux visites de collectivités, en passant par la recherche scientifique, les échanges culturels, la musique, les récits et les amitiés nouées à bord du MV Ocean Nova, l’expédition a donné vie aux thèmes centraux de SOI : le leadership des jeunes, l’action climatique, la conservation des océans, la biodiversité, la culture et la géopolitique, ainsi que la réflexion environnementale.

Tout au long du voyage, les jeunes n’étaient pas de simples observateurs. Ils ont participé activement en posant des questions, en contribuant à la recherche, en apprenant auprès des détenteurs de savoir, en partageant leurs propres cultures et en renforçant leur confiance et leurs relations afin de transmettre ce qu’ils avaient appris au reste du monde.

Jeter les bases du leadership arctique

Notre voyage a débuté à Ottawa, où les participants ont passé plusieurs jours à tisser des liens, à renforcer leur confiance et à acquérir les compétences qui les mèneraient tout au long de l’expédition.

À la Galerie nationale du Canada, les participants ont découvert comment l’art peut préserver l’histoire, exprimer l’identité et créer de nouvelles façons de comprendre notre relation avec le monde naturel. L’exposition Qillaniq, qui présentait des œuvres inspirées des valeurs et de la communauté autochtones, a revêtu une importance particulière pour les participants et les éducateurs qui connaissaient certains des artistes, qu’il s’agisse de membres de leur famille ou d’amis proches.

Anne Grace admire une œuvre de perlage crie exposée à la galerie. Sur cette photo, Anne Grace porte une paire de boucles d’oreilles qu’elle a elle-même confectionnées récemment.

Au Musée canadien de la nature, les participants ont établi des liens entre l’histoire géologique et écologique de la Terre et la faune arctique, la biodiversité et les sciences du climat. Le Musée canadien de l’histoire a ouvert le dialogue sur l’histoire, les cultures, la gouvernance et la résilience des Premières Nations, des Inuits et des Métis. À la ferme Madahoki, des éducateurs autochtones ont transmis des enseignements sur les savoirs traditionnels, les systèmes alimentaires, la réciprocité et les relations durables avec la terre.

Grâce au Camp Fortune et à l’Amazing Race organisés à l’Université Carleton, les participants ont développé des compétences en matière de confiance, de résilience, de communication, de travail d’équipe et de résolution de problèmes.

Ensemble, ces expériences ont démontré que la compréhension de l’Arctique repose à la fois sur la science et sur les savoirs autochtones, ancrés dans une compréhension culturelle. Elles ont également souligné l’importance des jeunes prêts à écouter, à apprendre et à prendre les devants.

Trouver notre chemin vers le Nord

C’est à Iqaluit que l’expédition a véritablement commencé.

Les participants ont été accueillis à la Caserne des cadets d’Iqaluit, où Ann Hansen, aînée inuite, et Natan Obed, président d’Inuit Tapiriit Kanatami et vice-président du Conseil circumpolaire inuit (Canada), ont parlé du leadership inuit, de la culture et de la collaboration à travers l’Arctique.

Peu après, des zodiacs ont transporté les participants à travers les eaux jusqu’à leur nouveau foyer et leur salle de classe flottante, le MV Ocean Nova. Des phoques curieux et un ciel rose éclatant du Nunavut leur ont réservé un accueil spectaculaire.

Fletcher Green, le conducteur du Zodiac, nous souhaite la bienvenue dans notre nouvelle salle de classe flottante et notre nouveau foyer : le MV Ocean Nova.

L’Arctique leur a rapidement donné une autre leçon d’adaptabilité. Les participants ont appris à composer avec des conditions changeantes, à s’orienter sur un terrain inconnu et à accueillir l’imprévu. Dans la baie Charles Francis Hall, ils ont fait de la randonnée en direction d’un glacier, exploré des collines enneigées et navigué près de chutes d’eau. Dans les montagnes Torngat, ils ont appris à s’adapter à la faune et aux conditions météorologiques tout en découvrant la flore et l’avifaune arctiques, les écosystèmes du littoral, la pêche et les liens profonds qui unissent les gens à leur territoire.

Le paysage lui-même est devenu une salle de classe, illustrant l’approche d’apprentissage de SOI fondée sur l’expérience directe, la curiosité et les liens.

À la découverte du cœur sauvage de l’Arctique

Les rencontres avec la faune ont donné vie à ces leçons, aidant les participants à comprendre la biodiversité arctique et l’interdépendance entre la terre, la mer, la faune et les gens.

Dans le fjord de Nachvak, les participants ont observé des ours polaires se déplacer le long du rivage, des caribous paître dans la toundra, des phoques faire surface près du navire et un faucon pèlerin planer au-dessus des falaises. Plus tard, un groupe de baleines pilotes a fait surface à côté du MV Ocean Nova, offrant un aperçu direct de la riche vie marine de l’Arctique.

« L’expédition SOI a été l’une des expériences les plus mémorables de ma vie. La beauté du Nunavut et du Groenland m’a rappelé pourquoi il est important de protéger ces lieux pour les générations futures. En tant que technicien environnemental de terrain, le fait d’observer de près la science arctique et la gestion responsable de l’environnement m’a apporté de nouvelles connaissances et perspectives que je pourrai transmettre à ma communauté. Je suis profondément reconnaissant pour cette expérience et les amitiés que j’ai nouées avec des gens de partout dans le monde. » – Travis Benedict, jeune participant, Nation mohawk d’Akwesasne

Dans la baie de Ramah, les participants ont pagayé en kayak et en planche à pagaie, ont pêché des espèces arctiques et ont découvert les pratiques de pêche durable ainsi que la relation séculaire entre les gens et la mer. Autour du feu, ils ont préparé du bannock avec les éducatrices Valérie et Annie, une aînée, ont partagé des histoires et ont réfléchi aux savoirs inhérents à la terre et à la communauté.

Les participantes Alyssa et Yushuo (Chine) partagent un moment de complicité après qu’Alyssa a aidé à décrocher la prise.

Ces expériences ont renforcé un enseignement fondamental du projet SOI : la biodiversité ne peut être dissociée des gens. La santé des écosystèmes, des cultures, des communautés et des moyens de subsistance de l’Arctique est intimement liée.

« Le plus beau cadeau que nous rapportons des Torngats n’est ni une photo ni un souvenir, mais la perspective qu’il nous a donnée. Dans cette terre natale des Inuits, où le territoire, la culture et l’esprit sont indissociables, nous avons appris que le sentiment d’appartenance naît du respect, que le leadership commence par l’écoute et que chacun d’entre nous a la responsabilité de transmettre ces récits. Peu de gens auront la chance de découvrir cet endroit extraordinaire, mais tous ceux qui l’ont fait y resteront à jamais liés. » – Wayne Broomfield, éducateur SOI/garde-ours

Une salle de classe flottante sur le détroit de Davis

Laissant derrière nous les montagnes des Torngats, nous avons traversé le détroit de Davis en direction du Groenland. Cette traversée de deux jours a été l’occasion d’explorer le leadership arctique et la recherche scientifique.

Grâce à des ateliers et à un apprentissage pratique, les participants ont établi des liens entre la science, la narration et les savoirs autochtones afin de mieux comprendre l’Arctique et les défis auxquels sont confrontés ses écosystèmes et ses communautés.

« L’un des moments les plus marquants lorsque l’on observe les baleines et d’autres espèces marines avec les élèves, c’est de voir leur curiosité se transformer en questions. Tout au long de l’expédition, les oiseaux marins, les phoques et les baleines ont été nos compagnons de route, nous rappelant que l’océan est un système interconnecté qui relie la vie marine, le climat, les réseaux trophiques et les communautés du Nord. J’espère que ces rencontres ont renforcé le lien des élèves avec le monde naturel et les ont inspirés à devenir des défenseurs d’un océan Arctique en bonne santé. » – Megan McOsker, éducatrice à SOI / biologiste de terrain

L’éducatrice Valérie Courtois a mis les participants au défi de réfléchir à leur propre rôle en tant qu’alliés et futurs leaders de la conservation. À travers le travail des gardiens autochtones et des gardiens des feux, ils ont exploré comment la gérance dirigée par les Autochtones peut protéger les écosystèmes, renforcer les communautés et façonner des approches plus respectueuses de la conservation — et comment ils peuvent soutenir ce travail au sein de leurs propres communautés.

Le participant Ivalu (Nunavut) met à l’eau une balise dérivante afin d’étudier la circulation de surface dans le détroit de Davis. Ce projet a pu voir le jour grâce à une collaboration avec le ministère des Pêches et des Océans du Canada.

Les participants ont aidé à mettre à l’eau trois balises dérivantes pour le compte de Pêches et Océans Canada : Anori, Tariurmit Qaujisaqti et Nova Rova, qui recueilleront des données sur la température de surface de la mer, les mouvements et la circulation océanique. Pour les jeunes qui les ont mises à l’eau, cette expérience a créé un lien direct avec la recherche en cours sur l’océan Arctique et a démontré comment les jeunes peuvent participer à des projets de recherche scientifique concrets.

Comme toujours à bord d’une expédition SOI, la science a été mise en équilibre avec la créativité et l’esprit communautaire, alors que les participants ont partagé leurs traditions, se sont exprimés et ont noué des liens d’amitié qui se sont renforcés au fil des jours passés en mer.

Kalaallit Nunaat : Apprendre du Groenland

Le Groenland nous a accueillis avec ses montagnes spectaculaires, ses fjords paisibles, ses glaciers, sa faune et ses communautés riches en histoire et en culture.

Les participants ont exploré le Groenland à travers la science, la culture et les récits, approfondissant ainsi leur compréhension des liens qui unissent le climat, les écosystèmes, les communautés et l’histoire.

Dans le fjord de Tasermiut, des zodiacs ont transporté les participants vers un glacier. Alors que le brouillard se dissipait et que le paysage se dévoilait sous un ciel bleu, le groupe s’est arrêté en silence, s’imprégnant de l’ampleur et de la beauté de la glace.

« Devant ce glacier, je voulais que les élèves comprennent que les changements climatiques ne sont pas un phénomène qui se produit ailleurs — ils se produisent ici, et maintenant. » — Lauritz Schonfeld, éducateur SOI / géologue / glaciologue

Kathy (Nunavik), éducatrice et musicienne, offre à notre groupe un concert inoubliable à bord d’un zodiac dans le fjord Tasermuit.

Pour les participants, les changements climatiques n’étaient plus un concept abstrait. Ils en constataient la présence au cœur d’un paysage vivant.

À travers le sud du Groenland, les participants ont tissé des liens avec le paysage et les communautés grâce à un apprentissage pratique, à des échanges culturels et à des moments passés sur l’eau. Ils ont exploré les liens entre les changements environnementaux et les écosystèmes, l’histoire, la culture et la vie communautaire de l’Arctique. Chaque escale offrait une nouvelle perspective sur un Arctique en mutation et sur les gens qui y vivent.

« Se trouver au Groenland est toujours une expérience grandiose. Sa nature vierge vous marque profondément et vous rend humble. Participer à l’expédition SOI a permis de créer une communauté particulière, fondée sur la curiosité, l’amitié et un désir commun de comprendre le monde qui nous entoure. Ensemble, nous avons exploré les réalités du changement climatique et la complexité de la politique mondiale actuelle, y compris les tensions croissantes liées à l’intérêt des États-Unis pour l’acquisition du Groenland. Les étudiants sont repartis avec une compréhension plus approfondie de la gouvernance et de la souveraineté du Groenland — et avec un message clair : *Le Groenland n’est pas à vendre*.» — Nauja Bianco, éducatrice SOI

Communauté, culture et liens

Certains des apprentissages les plus significatifs de l’expédition ont eu lieu grâce aux échanges avec la communauté.

À Uunartoq, des hôtes locaux ont accueilli les participants avec des mets traditionnels de la région, notamment du narval et du poisson séché. Les élèves ont découvert les sources thermales de l’île, exploré les paysages environnants et appris l’écologie et l’histoire de la région.

À Alluitsup Paa, qui compte un peu plus de 100 résidents, la musique est devenue un pont entre les cultures. Kuugaq a présenté une danse du tambour, les éducatrices Becky et Kathy ont interprété des chants de gorge inuits, tandis que Kathy et Johannes ont chanté en duo. Très vite, les chansons fusaient dans les deux sens, les conversations se poursuivaient et de nouvelles amitiés se nouaient.

L’éducateur Kuugaq (Nunavut) présente une danse du tambour inuite à la communauté d’Alluitsup Paa.

« L’un des moments les plus marquants de l’expédition a été de renouer avec ma famille au Groenland. Même si nous n’avons passé que quelques heures ensemble, leur amour et leur générosité m’ont rappelé à quel point je suis profondément attachée à mes racines. SOI m’a donné l’occasion de découvrir des endroits dont je n’avais fait que rêver — et, surtout, a renforcé mon lien avec ma culture. » – Ivalu Beveridge, jeune participante à SOI

L’expédition a également offert à l’école nouvellement construite de la collectivité un exemplaire de Hearts Wide Open, le recueil de récits et de réflexions de Students On Ice rédigés par d’anciens participants ayant voyagé dans l’Arctique — créant ainsi des liens entre les jeunes et les collectivités, d’une génération à l’autre.

Notre mot autochtone du jour nous a offert une autre façon d’approfondir ce lien. Au Groenland, sila nous a rappelé notre relation avec la météo et le monde naturel, tandis que ataqatigiinneq reflétait l’esprit de solidarité qui s’est développé à bord du MV Ocean Nova.

Comprendre un Arctique en mutation

À Qaqortoq, les participants ont exploré les multiples facettes du Groenland moderne.

Chez Great Greenland, ils ont découvert comment les peaux de phoque récoltées de manière durable sont transformées en vêtements, en souliers et en autres produits artisanaux, ce qui leur a permis de mieux comprendre les savoir-faire traditionnels, les moyens de subsistance locaux et l’utilisation respectueuse des ressources naturelles.

La participante Eléonore (Monaco) prend plaisir à découvrir comment la peau de phoque récoltée par les Inuits est utilisée pour confectionner des vêtements à la Great Greenland Furhouse, à Qaqortoq, au Groenland.

Un autre groupe s’est penché sur l’exploitation minière et les métaux des terres rares, découvrant ainsi les minéraux essentiels aux technologies d’énergie renouvelable ainsi que l’équilibre complexe entre la mise en valeur des ressources, la gestion responsable de l’environnement, les possibilités économiques et le bien-être de la collectivité.

La mairesse Malene Vahl Rasmussen s’est jointe à l’expédition à bord du MV Ocean Nova et a parlé ouvertement de la vie et du leadership à Qaqortoq, ainsi que des défis auxquels font face les collectivités nordiques. Son honnêteté et sa passion ont créé un lien profond entre l’expédition et la collectivité.

Ces expériences nous ont rappelé que l’Arctique ne se résume pas à un seul récit. Tradition et innovation, développement économique et conservation, science et culture, priorités locales et géopolitique mondiale : tout cela se croise ici.

Vivre l’esprit SOI

Tout au long de l’expédition, le leadership ne s’est pas limité aux ateliers ou aux leçons formelles. Il s’est manifesté lorsque les participants se sont entraidés dans des conditions difficiles, sont sortis de leur zone de confort, ont partagé une chanson, enseigné une compétence ou simplement écouté. Le navire est devenu un lieu où la science et les récits pouvaient cohabiter avec la musique et les rires.

« En tant que peuples autochtones, notre responsabilité envers la terre est inhérente à notre identité. Venir ici m’a permis de tisser des liens avec des peuples autochtones du monde entier qui œuvrent vers le même objectif. Cela m’a rappelé que le changement climatique ne pourra être combattu que grâce aux liens et aux actions que nous construisons ensemble. » – Neepin Cook, jeune participante, Nation crie de Misipawistik

Grâce à l’apprentissage pratique, aux échanges culturels et à la créativité, les participants ont acquis de nouvelles compétences, de nouvelles perspectives et noué de nouvelles relations. Nous avons exploré l’Arctique à travers la science et la technologie tout en partageant la musique, l’art, les traditions et les rires. Les soirées festives, notamment la soirée spa SOI et le spectacle de talents, ont renforcé l’esprit de communauté qui s’était développé à bord du MV Ocean Nova.

Une activité très appréciée lors d’une journée de voile : UNO!

Geoff Green, chef d’expédition, a su saisir l’essence même de la communauté SOI :

« Quand on porte un chandail SOI, quelqu’un le reconnaîtra dans les aéroports du monde entier. C’est là que la magie opère, et c’est ça, Students On Ice. Nous avons tissé des liens entre nous, nous nous sommes rapprochés de Mère Nature, et je crois que tous ceux qui terminent ce voyage ont sans aucun doute changé et évolué. » – Geoff Green, fondateur et chef d’expédition de SOI

Au-delà des frontières, des cultures et des générations, les participants ont découvert que la communauté SOI s’étend bien au-delà du navire.

Un dernier adieu au Groenland

Notre dernière excursion en Zodiac dans le fjord Eternity, ou Kangerlussuatsiaq, nous a offert un adieu spectaculaire au Groenland. Des falaises imposantes et des glaciers anciens nous entouraient tandis que nous observions un immense iceberg rouler et dévoiler son intérieur d’un bleu profond. Puis, un glacier s’est détaché dans la mer dans un fracas tonitruant. L’espace d’un instant, tout le monde est resté silencieux.

Un groupe de participants au programme SOI et d’éducateurs profite d’une dernière excursion en zodiac dans le fjord Eternity, au Groenland.

Ce fut un rappel saisissant de l’ampleur et du dynamisme de l’Arctique, ainsi que des paysages, des écosystèmes et des communautés en pleine mutation.

Alors que le MV Ocean Nova naviguait dans le fjord de Kangerlussuaq vers la fin de l’expédition, l’accent a cessé d’être mis sur l’exploration de l’Arctique pour se porter plutôt sur la réflexion quant à ce que nous ramènerions chez nous.

Le voyage continue

Notre dernière journée à bord du MV Ocean Nova a été marquée par la célébration, la gratitude et cette tristesse familière des adieux.

Mike, l’animateur, a présenté aux participants le syndrome du blues post-expédition (PEBS), tandis que Cécile, la responsable de l’éducation, a présenté le programme des anciens participants de SOI et a rappelé à tous que la fin de l’expédition marque en réalité le début d’un nouveau chapitre.

Le capitaine Barrios a proposé une dernière réflexion, comparant une expédition et la vie elle-même à un crayon. La pointe taillée nous rappelle de rester concentrés, la gomme nous rappelle que les erreurs sont des occasions d’apprendre, et ce qui compte le plus, c’est ce qu’il y a à l’intérieur : notre caractère, notre gentillesse et notre résilience.

Nous sommes rentrés chez nous avec bien plus que des photos et des souvenirs. Nous avons rapporté les récits partagés par les aînés et les gardiens du savoir inuits, la générosité des communautés du Nord, les enseignements des scientifiques et des éducateurs, les chansons et l’art de notre famille d’expédition, ainsi que des amitiés qui ont transcendé les frontières et les cultures.

Mais surtout, nous sommes rentrés chez nous avec une compréhension plus profonde du fait que le leadership commence par l’écoute, et que la science et les savoirs autochtones sont plus forts lorsqu’ils s’unissent. Prendre soin de l’Arctique commence par l’établissement de relations significatives avec les gens et le territoire, ainsi que par un engagement à mettre en pratique ce que nous avons appris.

Jim, un éducateur de l’Ontario, anime une soirée dansante à l’aéroport de Kangerlussuaq, au Groenland.

L’Arctique nous a fait part de ses histoires. C’est maintenant à notre tour de les transmettre.

En tant que membres de la communauté grandissante des anciens participants de Students On Ice, nos parcours individuels se poursuivent, le cœur rempli de joie, avec de nouvelles perspectives et la volonté de devenir des leaders et des gardiens réfléchis et actifs dans un monde en mutation.

Ataqatigiinneq. La solidarité, les liens et la force de l’union. Le voyage est peut-être terminé, mais ce que nous avons appris, les relations que nous avons tissées et la responsabilité que nous partageons de prendre soin de notre monde en mutation continuent de nous accompagner.